Les prénoms ont été changés. Je n’ai pas touché au texte en tant que tel, surtout celui provenant des notes du téléphone pour préserver la spontanéité (importante dans la dépendance affective). Contexte : je venais de rencontrer ce garçon, Juergen, à la fin d’une soirée que l’on a continuée à un after à la Station le dimanche. Les « **** » masquent des éléments qui pourraient permettre l’identification de Juergen.
18 juin
J’ai fait un rêve incroyable qui m’a poussé à aller voir s’il m’avait pas répondu en me réveillant à 4h du matin. Son absence de réponse ne m’a toujours pas fait mal. Hier soir il a mis une story de lui à *** *******. J’aime savoir que le soir en semaine il fait ses trucs de je sais pas comment s’appelle ce lore. J’en déduis, après sa story de lundi ou mardi soir dernier où il était sur ** *****, que la semaine il fait ça et sort le week-end. Hâte de voir si ma story de ce soir va le faire réagir. Hâte également de voir si je le croiserai au Rex jeudi. Il ne faut pas que j’y pense. Ni que je le dise à Paul. Il ne faut pas que je provoque le truc. Si en fait je dois le provoquer mais subtilement. Si je propose à Paul, il le proposera peut-être à sa team dont il fait partie, peut-être qu’ils voudront y aller.
Je viens de capter que c’est pas juste à cause de la drogue qu’il ne voulait pas **** **** **** ***. Je conclus qu’il n’a aucun problème d’ego car il est vraiment incroyable et je pense qu’il sait qu’il est très beau effortless.
Quand j’irai lui déposer *** ********, j’irai le matin et lui demanderai s’il veut qu’on mange ensemble le midi vu que je serai à côté. J’essaie d’interpréter les derniers échanges mais en relisant les autres précédents je me rends compte qu’ils laissent penser aussi bien quelque chose de positif que quelque chose de négatif donc je suis encore plus confuse. J’aimerais pouvoir me raccrocher à quelque chose de positif mais le dernier signe positif commence à dater et il en reflète sans doute plus son intérêt à mon égard. Tant pis, je vais le cultiver. Je ne vais pas lâcher. Je ne veux pas lâcher.
Ma story ne l’a pas fait réagir. Il l’a vue. Je suis dépitée. Je n’ai plus son attention 🙁 :’( Je comptais sur cette story de moi dans les sous-sols de La Défense avec des tag dont un de PH pour avoir son attention et qu’il soit de nouveau intéressé. Je n’ai plus qu’à attendre la prochaine fois qu’on se voit sans provoquer la rencontre. Il likait mes story nulles mais celle-ci non, purée le seum. Je savais bien que ce week-end m’allait être fatal grrrr. Bon une autre a du capter son attention. Je ne vais pas baisser les bras ! J’abandonne pas. Je mets juste de côté. Je sais pas si je continue les petites actions telles que celles-ci. Peut-être que je le verrai au picnic. Je le garde toujours dans un coin de ma tête. Je ne répondrai pas à ces stories (je l’ai fait qu’une fois). Peut-être vais-je continuer d’espérer qu’il like mes stories quand j’en mettrai. Mais là je ne pense plus pouvoir en mettre exprès car je vois pas ce que je pourrais mettre d’autre. Hors de question que je fasse le deuil de sa passionnelle et intense façon de m’embrasser. Je n’ai jamais connu ça aussi bien que je ne passerai pas à côté. Il me correspond trop parfaitement pour que j’abandonne. Je vais faire ma vie en me concentrant pas dessus mais je le garde en tête, je lui laisse une place au chaud dans mon coeur.
Peut-être mon message où je lui demande si c’était bien était de trop, je n’aurai peut-être pas dû. Peut-être j’ai montré trop d’intérêt à Juergen. En tout cas, moi plus que lui ça c’est sûr.
Désolée je faillis déjà à ce que j’ai dit, je suis déjà en train de prévoir (implicitement, je viens de m’en rendre compte) de le voir ce weekend en ayant demandé à Paul ce qu’il faisait et je lui ai dit que j’irai à la Villette pour Alarma alors que je déteste cet endroit et que ma première crise d’angoisse était là-bas à la fête de la musique justement. Y a 2 ans maintenant. Je suis gênée de me servir de Paul. Mais je me conforte en me disant qu’il a besoin d’être entouré (je l’ai conclu et je veux être là pour lui possible).
19 juin
Maintenant que je réserve mon affection pour un autre, il m’est beaucoup plus facile d’envisager de fréquenter des mecs sans attente derrière. C’est normal que peu de mecs me plaisaient car pour combler mon affection j’étais devenue exigeante mais maintenant que j’arrive à détacher l’affection de tout je vois les choses différemment. Les carences affectives familiales sont terribles et les efforts que j’ai du faire jusqu’ici pour ne plus avoir la maturité émotionnelle et affective d’une enfant de 10 ans ont été colossaux. Mais je suis sur la bonne voie et je sens me détacher peu à peu des lourdes chaînes de la dépendance affective qui m’enfermaient dans des schémas immatures et inadaptés à ceux des autres qui sont sains. Je ne pouvais attirer que ceux aux schémas affectifs défectueux. Une toxicité complémentaire. Tant que je manifestais inconsciemment des signes de ces schémas inadaptés, il m’était impossible de relationner, il m’était impossible de relationner avec des gens dont les schémas sont sains car eux n’ont pas du tout les mêmes et ils savent faire la différence entre affection, romantisme, intimité, sexe, sentiments, plaisir etc.
Maintenant que j’ai un peu abandonné je m’en fiche un peu plus de ce que je peux poster. J’ai quand même encore rêvé de lui.
Si le besoin d’affection fait mal, c’est qu’il n’est pas sain.
J’ai envie d’être avec lui. Être dans mon lit ne m’aide pas dans mon désir de lui. J’aimerais revivre notre moment à l’infini.
C’est super bête et je sais que c’est insignifiant mais le voir rapidement dans mes vus de story me rassure illusoirement, ça me fait du bien. J’ai entendu sa voix de manière inédite ça m’a fait du bien. J’ai vu une partie de sa vie qui me plaît tant et ça m’a rappelé pourquoi je gardais espoir. C’est doux et confortable de me dire que j’ai quelqu’un en tête. Que mon coeur est réservé. Que mes pensées et actions vont vers quelqu’un. Ça me rend heureuse d’espérer, de l’avoir comme but à long terme.
20 juin
TW : drogue, alcool
Hâte d’être bourrée. Hier, avec mon envie d’ouvrir la bouteille de vin, je me suis revue 2 ans auparavant attendre toute la semaine le week-end pour la soirée. Plus tard, j’ai compris que j’attendais plus le moment de me droguer que la soirée en soi même si ça m’excitait beaucoup aussi. Surtout que j’avais associé soirées/drogues/rencontres, mecs/affection. Donc cette triade était indissociable et si j’avais envie d’aller en soirée c’était à la fois le craving de 3 qui me motivait et en même temps la possibilité de rencontré un mec permise grâce à la drogue qui aurait permis de combler mon manque d’affection. Mais hier c’est le craving de 3 seulement que ça m’a rappelé d’avoir envie de boire.
Quels conseils retiendriez-vous de cette note ? Qu’est-ce qui est flagrant ou choquant ? Qu’est-ce qui ne faudrait pas faire ? Est-ce qu’il y a des phrases ou des idées qui sont marquantes, intéressantes ? Des choses qui font écho ? Je vous laisse me répondre en commentaires…
Laisser un commentaire