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Juergen crush – notes du 17 juin

Les prénoms ont été changés. Je n’ai pas touché au texte en tant que tel, surtout celui provenant des notes du téléphone pour préserver la spontanéité (importante dans la dépendance affective). Contexte : je venais de rencontrer ce garçon, Juergen, à la fin d’une soirée que l’on a continuée à un after à la Station le dimanche. Les « **** » masquent des éléments qui pourraient permettre l’identification de Juergen.

17 juin 

Je me rattache aux signes que j’interprète comme des signes d’intérêt. Mais j’ai peur de devoir abandonner. Je crois que j’ai peur de ne plus avoir de but. J’ai peur que ce qui me motive comme jamais je ne l’ai été est un désir lié à la dépendance affective. Je suis quand même contente de lui avoir rappelé que j’existais après ce week-end. 

En ce moment, je me demande comment les gens perçoivent l’amour et comment ils le désirent. Je me demande si je n’ai pas, avec plein d’autres, une mauvaise façon de le percevoir et que c’est pour ça que je sens un décalage entre mes attentes et la réalité. Je crois qu’une carence affective ne permet pas d’aimer. Comment faire coïncider mon désir d’amour pour lui avec sa façon de vouloir et pouvoir aimer ? Serait-il capable, aurait-il envie de m’aimer sans apercevoir mes carences et insécurités ? C’est justement ce qui fait fuir les gens sains. Il semble avoir évolué dans un cadre affectif sain. D’où son aisance avec la vie. Je ne dois pas aller chercher son affection, du moins je ne dois pas laisser paraître que je le veux. J’ai toujours relationné avec des gens aux problèmes affectifs aussi. On était complémentaire, même s’il y avait pour la plupart d’entre un schéma de domination. Suis-je prête à relationner comme je l’espère ? Ai-je réglé vraiment mes soucis ? J’ai réellement l’impression que je pourrais relationner comme je me l’imagine (sainement et sincèrement) quand tous mes problèmes de dépendance affective auront disparu. Pour moi, ils sont réglés mais le fait que je ne relationne pas me fait penser qu’ils ne le sont pas. J’espère sincèrement que mon chemin actuel avec Juergen comme but est la dernière étape avant le bonheur. Ce qui est sûr c’est que je dois activement sortir des schémas habituels et provoquer subtilement les choses. Ma capacité à initier une rencontre ne doit pas venir d’un besoin immédiat à assouvir sans aucune dignité qui fait disparaître toute once d’ego, mais doit tenir à un ensemble de circonstances que j’aurais provoquer dans le but de satisfaire mon ego. Je crois qu’il y a une chose qui a changé dans ma façon de désirer et percevoir Juergen et particulièrement c’est le fait que je ne le vois pas à travers différents critères qui me satisfont. Je le vois et le désire dans son entièreté. Sûrement car je le sais comme mon idéal en TOUS points. Avec Nwaël, il y avait quelque hic où je me disais que je pouvais passer au-dessus en dépit des autres critères qui me convenaient. Avec Juergen, j’ai l’impression de ne pas avoir à faire d’impasse sur des choses qui ne me conviendraient pas. Il est exactement ce que j’idéalise. Et c’est pour ça que je continuerai de me battre pour lui. Je ne dois pas céder à la pulsion de lui proposer qu’on se voit. Comme je l’ai dit, la prochaine fois qu’on se verra ça sera en groupe et/ou par hasard. Je dois lutter contre mon désir de l’avoir maintenant. Je n’aurais pas pu me construire avec Nwaël car nous ne partageons pas le même profond désir de projets. Juergen, s’il ne l’est pas déjà, veut être quelqu’un. 

Je suis persuadée que mes besoins, désirs, rêves et projets coïncident avec les siens. Il faudrait que je lui demande. Le fait qu’avant j’enviais Louis, Théo, Maria et Bertrand et que maintenant je les vois justement comme ce que je ne veux pas avoir me conforte dans l’idée que les avancées dans la lutte contre la dépendance affective passent par la perception de l’amour, des relations et de leur place dans la vie. 

J’aime penser que Juergen prend le temps que je prends habituellement pour lui répondre. Ou peut-être que je suis naïve et qu’il s’en fout complètement de ce genre de stratégie. 

Jeudi je vais à la Dusk. Ca serait trop bien s’il y allait. Si je le croisais ça serait parfait. On serait dans le timing qui est de se voir une fois par semaine lol. Là c’est donc la 3ème semaine depuis que je l’ai rencontré. 

Je suis rentrée sous la pluie. Une pluie battante, fouettante même. Bien sur que m’imaginer courir avec lui à ce moment-là m’a réconforté. Je crois qu’il ne me répondra pas. J’ai regardé plusieurs fois et aujourd’hui en attente de sa réponse. Je n’avais jamais autant attendu que depuis mon message d’hier. Des restes de mon insécurité du week-end qui me rend obsessionnelle. Mais comparativement à d’habitude, il y a quelque chose de différent. Je sais pas si c’est l’intensité qu’est moins forte ou juste moi qui me laisse moins porter par cet état en ayant plus le contrôle mais ça ne me fait pas de mal. Avant oui. J’ai tout de même peur que ce weekend ait changé l’intérêt qu’il a pour moi. Je ne vais pas me laisser oublier et invisibiliser par les événements de la vie. Je sais comment attirer son attention prochainement. 

Je ne pense pas avoir de réponse de sa part. Peut-être réagira-t-il à ma story. Je veux tellement le revoir. La semaine prochaine il va faire super beau, on va sûrement faire le picnic avec Paul, j’ai peur d’avoir trop d’attentes et qu’il ne vienne pas. J’ai peur de l’espérer. Même si je me force à ne pas espérer, je vais forcément, automatiquement le faire. J’aimerais savoir ce qu’il pense de moi, comment il me perçoit, ce qu’il imagine que je peux lui apporter, comment m’envisage-t-il, quel est mon rôle dans sa vie. 


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