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Notes du 25 juin au 13 juillet 2024

25 juin 

Mon insécurité me faisait penser que je devais plaire pour aller mieux mais je crois que j’en avais conscience donc ça m’impacte moins. Et je me rassurais en connaissant ma valeur. Je me disais que si les gens ont actuellement l’air de me rejeter (ce que je pensais, je ne saurais jamais si c’était le cas, si je les gênais vraiment ou pas), ils me verront plus tard et apprendront à me connaître et verront à quel point je suis incroyable. J’ai confiance au temps et en moi.

26 juin 

Je pensais que si les gens me voyaient bourrée et donc plus joyeuse ça changerait tout, que je serais plus remarquée. Mais forcément que ça n’a pas marché vu qu’en soi ça c’était une attente. 

J’ai compris mon potentiel d’écriture et je suis déterminée à le pousser, le travailler, le maximiser et être quelqu’un. Et comme ça j’aurais plus que la confiance, j’aurais l’assurance. L’assurance d’être moi. Et là je pourrais briller. Là on pourra me voir telle que je suis. Je vais lancer mon projet de magazine Insta. Malgré ma volonté de devenir indifférente aux hommes, je ne lâche pas l’idée que je garde mon affection pour Juergen. Bien évidemment que derrière ma volonté de lâcher tout espoir et être indifférente se cache une volonté d’être encore plus désirable car inaccessible. Le risque est que je passe réellement inaperçue et j’ai peur d’en être blessée alors que c’est ce que je veux. Enfin je sais pas si c’est ce que je veux. Au fond de moi je veux être vue, je veux briller. Mais la seule façon pour ça est d’être cette femme incroyable qui accomplit de grandes choses. Je ne serais pas vue auprès des hommes si je cherche à l’être car j’en ai pas les capacités. Je ne veux pas être vue car je me suffis à savoir qui je suis. Je ne dois pas vouloir être vue. Je dois juste penser à briller pour moi-même. Je dois me montrer indifférente à l’attention masculine. Je ne dois réellement rien attendre. Ne pas avoir d’attentes. Ne pas avoir d’attentes. Ne pas avoir d’attentes. Ne pas avoir d’attentes. J’ai besoin de profondeur et d’intensité pour vivre. L’écriture me sauvera de moi-même. L’écriture m’émancipera. Émanciper mon Moi.

Quand je me suis retrouvée en Vélib au milieu de cette bande de cyclistes, je me suis de nouveau sentie pas à ma place, de trop, perdue, l’impression de déranger. Puis je me suis retrouvée sur le trottoir, après être allée sur la route. Là encore je n’étais pas à ma place. Je ne savais où aller. Et quand j’ai rejoint la piste cyclable, j’ai eu la même impression que lorsque j’ai trouvé mon monde, ma place. J’étais là où je devais être et être ici était mon monde, ma place et en sécurité.

4 juillet 

Je me demande toujours comment je pourrais être vue et remarquée, comment je pourrais être cette main character, sans en faire trop. J’ai l’impression que mes efforts sont vains car pas reconnus. 

7 juillet 

Et je crois que même si je fais genre apprécier être seule en soirée, je n’aime pas tant que ça et je m’amuse et apprécie beaucoup plus si je me sens avec quelqu’un, entourée. 

9 juillet 

J’aime penser de manière naïve mais surtout très narcissique que si certaines personnes ne s’intéressent pas à moi c’est parce que, par ma timidité et le fait que je sois réservée, elles sont intimidées et n’osent pas lol. Penser comme ça me rassure même si ça semble ridicule. Une fois une fille m’a dit que j’avais l’air mystérieuse et qu’elle n’osait pas m’aborder. Cette info conforte ce que j’aime à penser. Et au final sembler inaccessible est une bonne chose, ça crée du désir chez ceux qui ne sont pas assez bêtes pour venir m’aborder. Non parce que quand on m’aborde en soirée c’est des boloss mdr. Et penser ça me maintient éloignée de l’insécurité et nourrit mon égo. 

13 juillet

Je crois que je suis revenue au mood « je fais ma vie, je ne me force pas être quelqu’un que je ne suis pas, tant pis si je ne suis pas vue, les vrais me verront ». Il faudrait sûrement que je concentre mes efforts à vouloir devenir quelqu’un dans mes projets et l’écriture et non dans l’apparence et le comportement. La reconnaissance sera plus sincère et moins superficielle.

Le désir de passer ma vie à écrire qui implique que je ne force pas mon autisme à s’adapter, que je m’isole comme je l’ai toujours fait, que j’abandonne donc l’idée d’être socialement valorisée. J’ai l’impression d’avoir ce besoin de valorisation sociale pour la reconnaissance, comme si cette dernière, une fois acquise, allait être motrice de quelque chose d’important (l’écriture). Mais une partie de moi, plus rationnelle et correspondant à ma « nature » (et non ça ce que je suis en réaction à des événements, le besoin de reconnaissance qui résulterait d’un manque de confiance et de la dépendance affective, donc résultant de mon expérience dont les conséquences peuvent être modifiées) me dit que je n’ai pas à vouloir faire partie de quelque chose, d’être reconnue socialement. Pourtant ce besoin de reconnaissance, je le justifie également par le fait qu’il me permettra de faire des rencontres qui me feront évoluer personnellement et professionnellement à la fois, la rencontre d’intellectuels et d’artistes qui me seront utiles dans mon travail d’introspection nécessaire pour moi et pour l’écriture. Mais je crois que ce fantasme est illusoire et que pour le moment ce besoin de reconnaissance se marque juste par une volonté ridicule de paraître, pour prouver, en adéquation avec la mise en avant (souvent superficielle) de soi, en quête de popularité et d’image, de représentation. 

J’ai longtemps et peut-être que je le fais encore, justifié ma volonté de me rapprocher des gens populaires par le fait qu’ils pouvaient m’apportaient beaucoup de choses intéressantes liées à leur milieu et activités mais aussi sur leurs personnalités qui me semblaient intéressantes car empruntes d’influences et d’inspirations artistiques et cultures qui me seraient pertinentes pour ma construction. Il n’y a pas, je crois, une volonté de notoriété de ma part derrière cette ambition de côtoyer les gens populaires. Je veux être vue et reconnue mais seulement auprès de ceux qui pourraient me trouver intéressante. A chaque soirée, j’espère avoir l’occasion de parler et aller en after avec les plus populaires car je veux avoir l’opportunité de leur montrer que je suis intéressante et que je peux leur apporter des choses comme eux peuvent m’en apporter. Je pense que je ne vais pas m’arrêter de vouloir ça car mes intentions sont pures et je le sais dénuées d’amitié ou de superficialité. Je ne le fais pas pour le paraître ou l’image alléchante et esthétique que ça pourrait renvoyer (« traîner avec eux est stylé »). Mais je crois qu’ils ne me perçoivent pas. Dans ce cas, ça ne sera pas une grande perte et je ne perdrai rien à ne pas les connaître. Pour illustrer cela, je pense à MT. Rencontre utile, enrichissante, pertinente. Mais voilà, le contexte était qu’au moment de la rencontre, je m’attendais à rencontrer 10 MT, au final j’en ai rencontré qu’une et 9 personnes totalement désintéressées qui n’ont pas pris la peine et le temps de venir me parler. Je pense que je vais plus perdre de temps qu’autre chose dans cette démarche et que les gens sont moins intéressants qu’ils n’y paraissent. Mais tant que j’en aurais pas la preuve je continuerai de vouloir les connaître. 


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